L’éducation et la santé au cœur des priorités de développement de l’Algérie

Le Premier ministre, ministre des Finances, Aïmene Benabderrahamane, a affirmé jeudi à Alger que l’Algérie avait placé les secteurs de l’éducation et de la santé au cœur de ses priorités de développement.

Dans une allocution à l’occasion de la Journée mondiale de l’enfance célébrée au Centre international des conférences (CIC), sous le slogan “L’enfance algérienne … persévérance et créativité”, M. Benabderrahamane a indiqué que l’Algérie, à l’image de plusieurs pays du monde, avait placé l’éducation et la santé parmi les priorités du développement, ajoutant que sa politique repose sur la gratuité et l’enseignement obligatoire.

Le Premier ministre a relevé, dans ce cadre, la question du recrutement qui se “pose avec acuité” pour la préparation des jeunes diplômés des écoles, des universités et des centres de formation à accéder au monde professionnel grâce aux postes d’emploi qui devraient être créés par la croissance économique.

L’objectif de ces démarches est de veiller à ce qui les modèles économiques adoptés puissent répondre, convenablement, à la demande croissante notamment au vu de la croissance démographique dans le pays, souligne le Premier ministre.

Rappelant que le choix de ces politiques sectorielles (santé et enseignement) exigeait “un effort colossal pour préparer l’infrastructure et l’encadrement pédagogique, médical et administratif, M. Benabderrahmane a fait remarquer que cet effort, “se poursuivra tout au long de la mise en œuvre de ces politiques essentielles à la formation d’un capital humain capable de faire face aux défis de l’avenir”. 

Après avoir présenté certains indicateurs de l’effort de l’Etat visant la construction d’un capital humain et l’amélioration de sa qualité, M. Benabderrahmane a évoqué, en matière d’éducation, “le réseau important de notre pays en termes d’établissements éducatifs et de formation (plus de 29.000 établissements) et les capacités d’encadrement dépassant les 570.000 enseignants et formateurs, en sus de la couverture globale de tous le territoire national”.

Le Premier ministre a relevé, en outre “le nombre important” des élèves et des étudiants qui s’élève à plus de 13 millions, soit 29% de la population, dont la majorité ont l’âge requis (6 ans)”.


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Il a noté, en outre, “une nette amélioration du taux de réussite aux principaux examens scolaires (plus de 64% pour le BEM et plus de 60% pour le baccalauréat)”.

Soulignant l’apport financier “important et permanent” fourni à ces secteurs par l’Etat qui consacre plus de 15% de son budget au système éducatif, soit près de 6% du Produit intérieur brut (PIB), M. Benabderrahmane a précisé que ce taux “avoisine celui appliqué dans les pays de l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE)”.

Concernant le domaine de la Santé, le Premier ministre a fait état du “réseau important des établissements sanitaires répartis à travers le territoire national qui s’élève à plus de 650 établissements, en sus de milliers de polycliniques et de salles de soins et d’un encadrement médical et paramédical dont le nombre s’élève à plus de 60.000 médecins et pharmaciens et plus de 170.000 agents du paramédical”.

Selon le Premier ministre, cette couverture a permis “l’amélioration des principaux indicateurs de la santé”, citant, entre autres, “l’espérance de vie à la naissance qui a atteint 77,8 ans en 2019 contre un taux de mortalité infantile de 21 décès sur 1.000 enfants”